17 mai 2007
pourquoi je bouffe bio matin, midi et soir
et que je persiste malgré que ça coûte éééévidemment plus cher et que je suis obligée de me lever dès potron-minet pour touiller dans les courgettes à l'heure du café et amener mes gamelles au bureau comme la dernière des plouckesses ?
Argumentation en 4 minutes. Attention ça dépote.
Extrait d'Alerte à Babylone, un film de Jean Druon disponible chez Voir et Agir.
Voilà. Je sais bien que je ne vais pas sauver beaucoup d'hectares avec mes courgettes bio, mais cette furie collective, ce sera sans moi s'il vous plaît. J'aurai fait ce que j'aurai pu!
Je vous recommande chaudement la lecture de l'interview de Claude Bourguignon qui parle remarquablement bien de l'histoire de l'agriculture, de la mort des sols, des conséquences de la puissance industrielle et d'un mode alimentaire totalement dénaturé.
Pour ceusses et celles d'entre vous qui veulent aller plus loin, une de ses conférences est également visible en ligne. Très instructif. Vous le saviez, vous, que les mauvaises herbes ça sert à protéger la terre de votre jardin ? Hmm... m'en vais réviser mes principes de désherbage, moi...
07 mars 2007
Le CO2 nous dérange ? hop, sous le tapis !
La séquestration du CO2 est une technique en vogue. Le principe est simple: puisque tout ce C02 en goguette est occupé à réchauffer la planète, on n'a qu'à le compresser bien fort et l'enterrer bien profond.
Depuis que j'en entends parler, je dois dire que cette technique m'amuse beaucoup. Je vois déjà la fiction-catastrophe en grand angle... En 2087 le bouchon saute et c'est l'Apocalypse... L'Armaggedon du Pet Géant... Au lieu de se produire en 50 ans le réchauffement climatique se produit en cinq minutes - wouaaaaah !
Bon, je ne peux pas avoir d'opinion très éclairée, je n'ai pas les connaissances scientifiques. Mais je signale que nous avons jusqu'au 16 avril pour donner notre avis sur la séquestration du carbone via une consultation publique organisée par la Commission européenne.
Tiens, et pour les ruminants qui rotent plein de méthane, ils vont faire quoi ??
La séquestration du CO2 pour combattre l'effet de serre
Prospective énergétique et capture du CO2
Relais de la consultation sur Euractiv
05 mars 2007
Sauver le patrimoine alimentaire mondial... si ça commençait à Nyéléni ?
Attention, billet kilométrique... mais bon, c'est un GROS sujet. Je devrai y revenir, par épisodes.
Dans une discrétion médiatique assourdissante, s'est tenu du 23 au 27 février le premier Forum mondial de la souveraineté alimentaire à Sélingué (Mali). Ce n'est qu'en scrutant le bulletin de messages des groupements d'achat solidaire de ma région que j'ai trouvé cette information...
Souveraineté alimentaire, késako ?
Extraits de la déclaration de Nyéléni :
"Nous, plus de 500 représentants de plus de 80 pays, d’organisations de
paysans, de pêcheurs ... de peuples sans terre, de travailleurs ruraux,
de migrants, d’éleveurs nomades, de communautés habitant les forêts, de
femmes, de jeunes, de consommateurs, de mouvements écologistes et
urbains... nous sommes réunis dans le village de Nyéléni à Sélingué, au
Mali, afin de renforcer le mouvement mondial pour la souveraineté
alimentaire.
...
La
souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation
saine, dans le respect des cultures, produite à l’aide de méthodes
durables et respectueuses de l’environnement, ainsi que leur droit à
définir leurs propres systèmes alimentaires et agricole. Elle
place les producteurs, distributeurs et consommateurs des aliments au
cœur des systèmes et politiques alimentaires en lieu et place des
exigences des marchés et des transnationales.
...
Elle garantit que les droits d’utiliser et de gérer nos terres,
territoires, eaux, semences, bétail et biodiversité soient aux mains de
ceux et celles qui produisent les aliments.
...
Pour un monde où tous les peuples, nations et états puissent définir
leurs propres systèmes et politiques de production alimentaire,
garantissant à chacun d’ entre nous une alimentation de qualité,
appropriée, abordable, saine et respectueuse de la culture"
Pourquoi, c'est donc pas comme ça que ça se passe ?
Vous voulez rire. Prenons le cas récent du maïs mexicain.
J'en ai entendu parler sur France-Inter pas plus tard qu'il y a deux
semaines, le sujet est donc chaud comme une tortilla sur la braise...
Depuis quelques temps le prix du maïs s'est mis à monter régulièrement
au Mexique, avec une nouvelle envolée au début de cette année.
Augmentation de 30% de la matière première en trois ans, prix de la
tortilla au double ou au triple, aliment de base amené à une
cherté insupportable pour la population. Avec au bout du compte un pays
entier au bord de la crise sociale...
Comment est-ce arrivé ? Tout
d'abord, une grande partie du maïs consommée au Mexique n'est plus
produite sur place, mais importée des Etats-Unis. Depuis la signature
du traité de libre échange avec les Etats-Unis et le Canada en 1994,
les produits subventionnés américains sont entrés massivement au
Mexique, rendant les producteurs locaux non compétitifs et les chassant
de leurs terres. [ Faut-il préciser que les petits agriculteurs ne
cultivaient pas non plus la même variété de maïs...]
Par la logique
du marché, on en est arrivé à faire du maïs mexicain - nourriture
indigène et culturelle s'il en est - un produit allochtone de grande
importation. Et à enrichir du même coup les flux migratoires : "Un paysan se transforme en candidat à l'émigration quand cinq tonnes de maïs sont achetées à l'étranger"
Deuxième coup de massue, la flambée des prix. Parce que les Etats-unis
ont désormais mieux à faire de leur maïs transgénique : l'année
dernière déjà, ils en ont retiré 40 millions de tonnes du marché pour
les consacrer à la production de biocarburant. Après tout, c'est leur
maïs : c'est eux qui décident. Et si les cours montent, tant pis pour
le mexicain moyen.
Source: Le Monde
La tortilla victime du boom de l'ethanol
Savoir-faire, autonomie, biodiversité : ça bousille sur tous les fronts
Et voilà le travail. Dépendance économique, destruction des pratiques de production locale, exode rural, appauvrissement des variétés de souche : les conséquences ordinaires d'un modèle économique monolithique, hyperpuissant et déréalisé.
Et ce n'est pas tout.
Dans une large indifférence, remuée sporadiquement par quelques hurluberlus dans le genre de votre dévouée, les grands groupes de l'agro-business sont en train de détruire radicalement et avec un espoir de retour limité, le patrimoine agricole et alimentaire de l'humanité.
Exemple : détourner les petits producteurs de leurs production de terroir au profit d'un méga-produit industriel, destiné à une monoculture extensive, polluante, et en terme d'atteinte à la biodiversité, criminelle. Le tout dans le cadre d'un contrat entrainant la dépendance du producteur vis-à-vis du semencier.
Ce que ça donne sur le terrain ? Le soja argentin :
"L’Argentine produira cette année 34.5 millions de tonnes de soja transgénique (50% de la production totale de grains) sur un peu plus de 14 millions d’hectares (54% de la superficie cultivée). 99% de ce soja est transgénique et a pour destination principale les fourrages dans l’UE et la Chine qui utilisent ce soja pour élever leur bétail, bétail qu’ils exportent ensuite sur des marchés qui ont cessé d’acheter de la viande argentine parce que sa production bovine à ciel ouvert et dans des pâtures naturelles a été affectée par l’expansion incontrôlée du soja transgénique. Ainsi, en produisant des commodities au lieu d’aliments et de produits industriels, le gouvernement obtient des devises pour payer la dette extérieure illégitime.
La soja RR (round up-ready, résistant au glifosate) s’est propagé dans notre pays en déplaçant et en détruisant des dizaines d’autres activités liées directement à la production d’aliments, à la consommation de la population et à la production industrielle. Des cultures horticoles, apicoles, des étables, des champs d’élevage, des pâtures, des vergers, des productions forestières, des forêts naturelles ont disparus tout comme d’autres cultures telles que celles de la pomme de terre, du riz, des patates douces, des lentilles, de la caroube, du coton, du lin, du blé, du maïs, etc. Ce processus a gravement affecté l’ancienne et abondante souveraineté alimentaire de la nation, nous obligeant à importer des aliments tels que du lait, des poulets, des lentilles et de la caroube entre autres.
L’expansion du soja transgénique a également permis un processus de concentration de la terre comme on n’en avait pas vu en Argentine depuis l’emphytéose rivadavienne. Selon le dernier recensement agraire, entre 1991 et 2001 environ 160.000 petits producteurs ont disparu, ce qui a pour résultat que 6.200 propriétaires possèdent 49.6% du total de la terre et que 17.millions d’hectares sont déjà aux mains de propriétaires étrangers."
Source : Réseau d'Informaton et de Solidarité avec l'Amérique Latine
La soja-dépendance argentine (Peuples et Monde, mai 2004)
OGM en Argentine, un cas d'école (Le Monde diplomatique, avril 2006)
Le soja argentin n'est pas un incident ou une erreur de jeunesse. Les grands agrobios sont toujours occupés à essayer de placer leur technologie Terminator (la graine transgénique stérile), disséminer les brevets OGM aux quatre coins de la terre (avec une offensive remarquable sur l'Afrique via des programmes d'aide en agronomie) et en règle générale, s'assurer un contrôle maximum sur tout végétal à usage humain. A ce train-là, nous aurons bientôt perdu toutes les variétés d'origine (vive la tomate hollandaise 412) et il ne sera plus possible de planter un radis dans son jardin sans signer un contrat de douze pages au fabricant de semences...
Voilà pourquoi j'avais envie de saluer ce soir une poignée d'agriculteurs et de cultivatrices en pataugasses, turbans et saris, occupés ensemble à essayer de sauver leur monde et notre avenir alimentaire. Puissions-nous les soutenir chacun à notre façon.
...Et à propos d'action justement, ne manquez pas cette incitation à la résisto-culture proposée par Kokopelli, les ardents chevaliers de la semence libre: à vos bêches !
Merci de votre visite et à la prochaine...
Nyéléni : le site du Forum
01 mars 2007
On nous vend n'importe quoi ? c'est de notre faute !

Démonstration. Voici de belles mandarines achetées ce matin chez un épicier de quartier. Elle m'ont plu parce que, comme leurs soeurs de caisse, elles avaient le cul plutôt vert. Pas mûres ? Que si ! La coloration uniforme de la peau n'est pas une indication de maturité des agrumes. Et si ces mandarines ont de belles taches vertes, je me dis que peut-être elles n'ont pas subi un déverdissage trop intensif, voire pas de déverdissage du tout...
Déverdissage ??
Héé oui. Je l'ai appris récemment dans une émission de Jean-Pierre Coffe:
les agrumes cultivés dans les régions tropicales où il ne fait pas assez froid (amplitude jour/nuit insuffisante) mûrissent sur l'arbre sans acquérir de coloration parfaitement orange. Pour les rendre plus jolis à la vente, on procède au déverdissage industriel en exposant les fruits au gaz éthylène en atmosphère contrôlée (azote, chambre froide etc...)*
Cette technique de déverdissage n'est pas un traitement particulièrement dangereux - l'éthylène est un composé naturel qui participe au mûrissement normal de certains fruits. Mais d'autres produits sont parfois appliqués pour stimuler la coloration, comme l'éthéphon, un bon vieux chimiqué "dérivé de l'acide phosphonique"... **
Là où je rouscaille ferme, c'est que le déverdissage n'a strictement aucune utilité. Il ne sert qu'à séduire nos mirettes de consommateurs ignorants et à vendre les fruits plus chers. En consommant de l'énergie supplémentaire et en compliquant l'accès au marché pour les plus petits ou les plus pauvres des producteurs, comme d'habitude.
A propos de marché, savez-vous que les producteurs de carottes bio ne parviennent pas à vendre de la carotte râpée en hyper, parce que l'acheteur moyen ne supporte pas de voir dans sa barquette du râpé pas tout à fait de la même couleur d'une semaine à l'autre ? Après ça, allons nous plaindre qu'ils nous balancent du déverdi ou du standardisé génétiquement modifié...
La conclusion est évidente : si on veut une filière alimentaire plus propre et moins d'entourloupes, il va falloir s'y mettre à boulotter de la carotte tordue, des mandarines vertes et des pommes piquées.
Chiche ?
Les fruits communément soumis au déverdissage :
agrumes, ananas, bananes, kiwis
La clémentine corse est verte et fière de l'être
Jean-Pierre Coffe
il râle beaucoup, mais alors qu'est-ce que c'est instructif
*En agriculture biologique le déverdissage à l'éthylène est interdit. Attention toutefois aux législations extra-européennes qui sont plus laxistes
**Je ne parle pas ici des quantités hallucinantes de produits de conservation qui sont appliqués par la suite sur tous les agrumes, mais qui ressortent d'une autre nécéssité. Encore une fois le problème est qu'on a plus le choix : il y a quatre ans je pouvais encore trouver des citrons non traités pour mes pâtisseries, aujourd'hui c'est littéralement impossible... est-ce que plus personne ne cuisine??
27 février 2007
réalité sociale européenne : donnez votre avis
La Commission européenne ouvre une consultation publique à propos des changements majeurs dans notre société. Multiculturalité, inégalités et fracture sociale, bouleversements du paysage de l'emploi, changement du rôle des femmes...
Toute personne est invitée à donner ses commentaires sur les questions à débattre. La consultation sera clôturée fin décembre 2007, ça vous donne le temps de réfléchir à ces quelques questions essentielles. Si vous faites partie d'une association à vocation sociale ou politique, faites remonter!
23 février 2007
Biophages bruxellois, à vos pancartes !
Il y a une semaine, coup de tonnerre dans mes boutiques bio préférées : un nouvel amendement de la législation européenne sur l'agriculture biologique prévoit d'autoriser des traces de pesticides et d'OGMs dans les produits bio.
Plus grave encore, les chartes d'agriculture biologique locales, plus honnêtes et restrictives, ne seraient plus autorisées.
Nature et Progrès fait campagne et propose une pétiton en ligne. Mais si vous êtes libres et prêts à affronter l'ambiance particulièrement bucolique du rond-point Schuman aux heures de pointe, il y a aussi une manifestation organisée ce mardi 27 février à 12 heures, à l'occasion de la réunion de la Commission de l'Agriculture du Parlement européen.
A ce propos, je rappelle qu'il est extrêment facile de trouver les coordonnées de contact des députés européens. N'hésitez pas à leur écrire, ils sont nos représentants. N'ayant point de connaissances parmi ces dignes élus, j'ai écrit au président de la Commission Agriculture... mais si vous avez un député préféré, c'est le moment de l'asticoter gentiment. Hé hé.
Le site du Parlement européen
La liste des Commissions parlementaires
Vos députés par pays
22 février 2007
quand c'est pas du logiciel libre, eh bien... c'est du pas libre.
Si vous envisagez de rafraîchir pour du flambant neuf votre petit parc informatique chéri, ceci vous intéresse.
Dès que vous aurez franchi la porte du MégaGigabyte du coin, en effet, on va vous fourguer derechef la nouvelle merveille des merveilles, le système que de toutes façons c'est livré dedans, alors pourquoi discuter.
Voici un message que j'ai reçu ce matin même :
Windows Vista, le dernier système opérationnel MS, est bourré de systèmes de protection anti-copie et de blocage de contenu suite aux pressions de certaines sociétés comme la MPAA, la RAA ou la SGAE et sous prétexte de combattre le piratage.
Ces systèmes sont intégrés dans la programmation de base du système ce qui les rend très difficiles à supprimer ou à contourner.
Le résultat c'est que si vous installez Windows Vista, ou si vous achetez un PC où Windows Vista est déjà préinstallé, vous ne pouvez plus visionner ou enregistrer des vidéos ni écouter ou enregistrer de la musique téléchargées sur Internet.
Le plus grave c'est que, dans beaucoup de cas, vous ne pourrez pas non plus le faire même si vous avez acheté, en toute légalité, le contenu, parce que le DRM (système de protection des droits d'auteur) intégré ne permet pas, par exemple, que vous puissiez enregistrer une chanson ou un DVD (légalement acheté) sur votre MP3, ni que vous puissiez enregistrer une sélection de chansons (achetées légalement) pour le Cd de votre voiture. Et souvent, vous ne pourrez même pas enregistrer un film, (acheté légalement), sur votre ordinateur ou sur un quelconque média autre qu'un graveur spécifique autorisé par [*] et les fabricants de contenus. Si vous essayez de le faire, l'enregistrement est de mauvaise qualité ou bien carrément impossible
.
La seule solution sûre pour lutter contre cet abus c'est de ne pas installer Windows Vista, et de refuser tout PC que l'on essaiera de vous vendre avec cet OS préinstallé. Continuez d'utiliser votre système précédent ou envisagez de passer à un système opérationnel « libre » comme Linux.
S'il vous plait, faites circuler cette info. Il est possible que si [*] s'aperçoit qu'il n'y a pas moyen de vendre Windows Vista à cause de cette scandaleuse disposition, ils y réfléchissent à deux fois.
L'empire de Redmond n'a jamais été un foudre du respect des usagers, et ce n'est pas en train de s'améliorer. C'est peut-être le bon moment pour penser sérieusement à mettre les mains dans le cambouis et se tourner vers le logiciel libre. Cela demande un (gros) effort personnel, mais c'est possible.
- Ne pas acheter une bécane neuve préinstallée. Il existe de nombreuses petites boutiques d'informatique ou des techniciens qui pourront assembler et installer un pc pour vous, sur mesure. Si vous êtes très téméraire il y a plein de ressources pour apprendre à assembler soi-même. Il paraît que c'est pas dur...
- Prendre son courage et sa bécane à deux mains et chercher une Linux Party près de chez soi. Il y en a presque partout et vous y trouverez plein de geeks et de geekettes disposés à vous aider. Les clubs informatiques sont nombreux et un excellent moyen d'apprendre à se débrouiller - le plus souvent, c'est gratuit ou presque.
- Militer. Il n'est pas suffisant de sortir de la grande filière, il faut encore le faire savoir. Si l'avenir du logiciel libre et du contrôle de son propre pc vous interpelle, vous pouvez vous affilier à une association, cela les rendra plus forts. Au bout du compte ce sont les associations qui iront nous défendre au conseil et chez les parlementaires...
Pour info
A lire sur le blog de Tristan Nitot
Verouillages et performances sur Vista (Merci Sandrine !)
Abus de position dominante - le nouveau ne fait pas mieux que l'ancien
Pour action
Pétition : non aux racketiciels
Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre (France)
Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres
EUCD info
Pour aller plus loin
Forum des libertés numériques

